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Jean Guizerix
est né à Paris en 1945. Il se présente à une audition de l’Opéra de
Paris où il est engagé en 1964.
En 1969, Roland Petit lui confie son premier rôle de soliste au Palais
Garnier. Il participe aux spectacles « contemporains » donnés par
l’Opéra Studio sous la direction de Michel Descombey. Il est créateur
des premières chorégraphies que signent Michel Caserta, Jacques Garnier,
Patrick Frantz, Norbert Scmucki, Daini Kudo.
En avril 1971, il est le partenaire de Claire Motte dans
La
Péri. Six mois plus tard,
il devient Premier danseur et est nommé Etoile en 1972.
Lors de la venue de Merce Cunningham au Palais Garnier en 1973, pour la
création d’Un jour ou
deux,
Jean Guizerix travaille avec le chorégraphe dont il a suivi les
recherches lors d’un voyage aux Etats-Unis. Il est parmi les interprètes
que choisissent Balanchine pour Agon,
Robbins pour En Sol.
Il est partenaire de Rudolf Noureev dans
La Pavane d’un Maure de José
Limon au Palais des Sports en 1974.
A l’Opéra, il prend part aux créations mondiales de Glen Tetley, John
Butler, Brian MacDonald, Félix Blaska, Oscar Araïz, Iouri Grigorovitch,
Rudolf Noureev, Alwin Nikolaïs, Lucinda Childs, Douglas Dunn, Karole
Armitage, Andy DeGroat, Dominique Bagouet. Il danse ce répertoire,
souvent aux côtés de Wilfride Piollet, sa femme depuis 1971.
Jean Guizerix, tout en poursuivant sa carrière d’Etoile, construit une
œuvre de chorégraphe ouverte au monde contemporain:
O Tod,
Oarystis,
Hélios,
Comme un souffle,
Oiseaux tristes,
Ondine,
Tristia,
Histoire du soldat,
Afin qu’il n’y soit rien changé, Grange,
Mnémosyne, La Conjuration (René Char), Penthésilée,
Double je (Prix Carpeaux
1985).
Il contribue à l’intégrale d’Erik Satie à l’Opéra Comique (1970) et met
en scène Mavra d’Igor
Stravinski, ainsi que son cycle de Mélodies avec l’Ecole d’Art Lyrique
(1987). Il participe aux reconstitutions baroques de Francine
Lancelot: Quelques pas graves de
Baptiste 1985 et Atys
en 1987, tout en dansant Antony Tudor ou Twyla Tharp.
En 1986, il crée avec Wilfride Piollet leur compagnie avec pour
répertoire des ouvres signées: Robbins, Cunningham, Balanchine, Kylian,
Limon, Yvonne Rainer, Lancelot, Larrieu ou DeGroat.
A l’occasion de son départ, il réalise une « Carte Blanche » sur la
scène du Palais Garnier en 1990.
Il est ensuite invité par Jérôme Robbins à New York, pour interpréter
Watermill en 1992 et 1995
avec le New York City Ballet.
Il crée en 1994 Les sept dernières
paroles du Christ de Haydn chorégraphiées par Christine Bastin, Mark Tompkins, Michel Kéléménis, Dominique Boivin, François
Raffinot, François Verret, Andy DeGroat, Daniel Larrieu au festival de danse à Aix.
Il signe les chorégraphies de plusieurs ouvrages lyriques à l’Opéra
Bastille: Les Noces de Figaro, Manon, La Dame de Pique, Idioménée.
En juillet 1996, il présente sur la scène de l’Opéra Garnier un travail sur le répertoire du début du XIXe siècle: Cahiers
1830 d’Arthur Saint Léon (Père).
Grand Prix national de la Danse 1984, il est nommé Chevalier de l’Ordre
National du Mérite en 1989. De 1990 à 1998, il enseigne au
Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. De
septembre 1998 à décembre 2000, il est Maître de ballet à l’Opéra de
Paris, avant de devenir Conseiller pour la Danse au Ministère de
l’Education nationale jusqu’en 2002.
Enseigne au Centre National des Arts du Cirque depuis 1997. Il est
Officier des Arts et des Lettres (2001). En janvier 2003, il est nommé
Directeur artistique du Ballet du Nord pour une période
intérimaire de quelques mois.
Ouvrage
publié par Jean GUIZERIX
2003, Le moulin de Jerry,
Sens & Tonka

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