|
Valérie
Colette-Folliot, dans le cadre du département des Arts du
Spectacle de l'Université de Caen, Basse Normandie et du
Conservatoire National de Région de Rouen, a présenté
au cours de l’année universitaire 2004-2005 une
recherche sur l'image du corps dansant à travers
l'influence des nouvelles technologies dans la création
chorégraphique.
Ces conférences se sont
appuyées sur un documentaire réalisé par ses
soins où des personnalités artistiques et
intellectuelles du monde de la danse ont gracieusement apporté
leur précieux témoignage.
Les nouvelles
images dans l’espace du corps dansant traduisent-elles la
quête d’immatérialité symptomatique de
l’idéalisme platonicien ?
Aussi, le culte du
corps ne participe-t-il pas de la culture moderne fondée
sur l’amour de la chair, elle-même ancrée
dans l’image et cristallisée dans la passion des
icônes ?
La danse, depuis qu’elle est normée,
se développe toujours à la lisière de
comportements sublimés sans jamais verser dans
l’idolâtrie. Quand bien même elle la représente
quelquefois, la danse occidentale magnifie la personne en en
révélant les vertus, le génie, la puissance
et son pouvoir sur la nature, d’où la surenchère
entre virtuosité et virtualités.
Comment
l’art chorégraphique se fond-il dans la pensée
des arts visuels, plastiques et technologiques ?
Pourquoi
les chorégraphes et les danseurs raffinent-ils leur
conscience du corps au moyen de telles prothèses ?
Quels
enjeux entre le spectacle vivant et ce qui met le vif du sujet à
distance ? Pourquoi cette alliance de la danse et du
multimédia fascine-t-elle?
Les personnalités
suivantes ont médité ces points: Mesdames Héla
Fattoumi, Sylvie Jacq-Mioche, Brigitte Lefèvre, Wilfride
Piollet, Elisabeth Platel, Claire Rousier, et, Messieurs Roger
Dabert, Jean Guizérix, Eric Lamoureux, Pierre Vidal,
Bernard Rémy, Hervé Robbe.
Qu’ils en
soient remerciés ainsi que toutes les personnes qui de
près ou de loin ont participé à cette
dialectique.
Valérie Colette-Folliot
|